Une meilleure connaissance des milieux aquatiques du Grand Site

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Cinq cours d’eau ont été étudiés dans les vallées méridionale et septentrionale du Grand Site ainsi que les barrages de Bimont et Zola.

Il s’agit du Bayeux et son affluent le ruisseau de Roques-Hautes, de la Cause et son affluent l’Infernet pour le sud de Sainte-Victoire, des retenues de Zola et de Bimont pour l’ouest, et enfin de l’Abéou, du Grand-Vallat et du Réal de Jouques en amont du village ainsi que ses affluents Revelette et Chante-Merle...

Pour en savoir plus, consulter le rapport : Contribution à la connaissance hydrobiologique des milieux aquatiques du Grand Site Sainte-Victoire (pdf - 1,58 Mo) - Lire en ligne

Communautés piscicoles

A l’exception de la partie aval du Réal, les peuplements de ces rivières, ne présentent pas une grande diversité spécifique. Quelques espèces relativement exigeantes en termes de qualité des milieux et de l’eau ont été observées et des populations d’intérêt particulier comme le  blageon, ne semblent pas compromises. En revanche, la dynamique des populations de chabot sur le Réal serait à étudier, l’espèce ayant un fort caractère patrimonial.

Communautés d’insectes aquatiques

64 espèces ont été déterminées. En comparaison avec les résultats de l’inventaire au niveau national réalisé par l’OPIE Benthos, ce sont 42 espèces supplémentaires ajoutées par ce travail, pour le département des Bouches-du-Rhône.

Populations d’écrevisses

La présence de  l’écrevisse autochtone (Austropotamobius pallipes) est avérée sur 2 sites, les seuls du département. Mais il faut veiller à l’expansion de l’écrevisse américaine (Orconectes limosus), et l’écrevisse signal (Pacifastacus lenisculus), cette dernière étant une espèce invasive.

En conclusion, le constat final est favorable, mais reste la question de savoir s’il est durable.

La  biodiversité locale en insectes aquatiques indique un constat globalement satisfaisant sur les cours d’eau étudiés. La décennie 2000 - 2010 ayant été marquée par des années hydrologiques particulièrement sèches, il est légitime d’émettre quelques interrogations au regard des résultats obtenus :

1. L’impact des pressions hydrologiques de plusieurs années sèches sur ce compartiment biologique, durant la dernière décennie, a-t-il été plus limité dans certaines zones que dans d’autres ?

2. La résilience observée après ces années sèches est-elle un pallier ou une étape dans la reconstitution des peuplements ?

3. La résistance observée permettra-t-elle à ces systèmes de se maintenir face à des changements climatiques futurs plus sévères que ce que l’on a connu durant la dernière décennie ?

 

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