Située sur la commune de
Puyloubier , la chapelle a été édifiée sur les lieux où fut massacré par les Wisigoths, en l'an 483 l'ermite Saint Servin. Le sanctuaire fut consacré le 5 janvier 1001 par Amalric, évêque d'Aix. Plusieurs fois détruit et reconstruit au cours des siècles, l’édifice a été écrasé en 1993 par un éboulement de rochers dû à l'érosion consécutive à l’incendie de la Sainte Victoire en 1989. La reconstruction à l'identique fut entreprise en l'an 2000 par la municipalité de Puyloubier dans le cadre de l’Opération Grand Site, et le nouvel édifice fut inauguré le 27 mai 2001 en présence de l'Archevêque d'Aix-en-Provence.
Cette opération qui a sucitée l'émission d'un timbre poste en 2002, à reçu le prix national des Rubans du Patrimoine en 2003, pour notamment la reconstruction de l'ermitage.
De nombreuses recherches historiques et archéologiques ont mis à jour l’importance au cours des siècles de cet ermitage. Celui-ci drainait de très importants flux de pèlerins et son accès avait été aménagé en conséquence. Les murs de soutènement, mais aussi les calades témoignent de cette histoire. Il existait alors un véritable chemin d’accès à la chapelle pouvant atteindre une largeur de 2 m.
De nouvelles interventions ont été nécessaires pour sécuriser l’accès à la chapelle : élagage et débroussaillement de la bande de cheminement et de certains éléments patrimoniaux situés aux abords (restanques, murets…), constructions de pierres sèches (restauration de portions de murs écroulées, marches…). D’autre part, des évacuations ont été créées dans les zones les plus pentues afin de limiter l’action de déchaussement de l’eau.
Une nouvelle opération de sécurisation et de remise en valeur des abords de la chapelle est aujourd’hui en cours de réalisation.