Forêt

La montagne de Vautubière vue depuis la D11 à Jouques La montagne de Vautubière vue depuis la D11 à Jouques - © Grand Site Sainte-Victoire A.Y Dautier

Elle couvre plus de la moitié du territoire, soit quelque 20 000 hectares.

Si l’on pense tout de suite à la pinède, on constate qu’en fait elle ne représente ici que 35% de la forêt, qui est constituée à 55% d’espèces de feuillus, surtout des taillis de chênes verts, et pour le reste de formations mixtes en évolution.

La chênaie, chênes verts  ou blancs , est capable de se régénérer par rejets, ce qui est un atout après un incendie. Cette caractéristique a aussi permis l’exploitation intensive du taillis pour le bois de chauffe. Également territoire de cueillette et de pâturage, elle laisse place à la garrigue quand les activités humaines sont trop intensives ou les incendies trop fréquents. Le pin d’Alep , arbre capable de pousser en plein soleil, recolonise alors ces espaces.

Les sous-bois hébergent un cortège d’animaux et de plantes : le Geai des chênes ou l’Autour des palombes s’y réfugient, comme les grands mammifères (sangliers ou chevreuils). Sur le flanc nord de Sainte-Victoire, la fraîcheur et les grands arbres  offrent gîte et couvert à la Couleuvre d'Esculape . En lisière, le chêne partage son territoire avec d’autres plantes comme laurier tin, filaire ou genévrier.

Comme dans la majorité des forêts exploitées, les formations de chênes âgés représentent un enjeu fort : car les vieilles branches servent de nid aux larves d’insectes (Lucane cerf-volant ou Grand capricorne, un de nos plus grands coléoptères) ; et les cavités des vieux troncs abritent des oiseaux ainsi que certaines chauve-souris.

Sanglier laie (Agrandir l'image). Sanglier laie - © Jean Charles GAUDIN ONCFS

Illustration de la Forêt. (Agrandir l'image). Illustration de la Forêt. - © Grand Site Sainte-Victoire Joël VALENTIN

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