Le traitement des zones incendiées

Les travaux de restauration de terrains incendiés (RTI pour les initiés) ont pour but de « réparer » les paysages après le passage des flammes.

On intervient plusieurs mois après l’incendie afin de voir ce que donne la reprise naturelle. Là on coupe les arbres calcinés et fortement endommagés en veillant à conserver les repousses.

Selon les situations de terrain, les bois coupés sont rassemblés en fascines (petits tas disposés en travers de la pente) pour prévenir l’érosion, ou vendus pour la pâte à papier ou le bois énergie.

Petit à petit, la végétation repart, soit du pied pour les chênes, soit en semis naturel pour les pins. À de rares exceptions près, on ne fait pas de reboisement en forêt méditerranéenne car cela demanderait des moyens humains et financiers considérables. Et puis la nature fait bien son travail, il suffit de contempler les paysages cézanniens plus de 20 ans après le désastre de 1989.

Le Grand Site a restauré les terrains incendiés à Jouques (1993-90 ha), sur le versant est du plateau du Cengle (2008-100 ha), à Vauvenargues (2008-4 ha) et au Tholonet (2008-3 ha).

Certains bois brûlés ont pu être valorisés en plaquettes pour la filière bois énergie.

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