Histoire de thym, papillon et serpolet par Nathalie Boutin

Des équilibres à protéger

Grâce à la grande diversité de ses paysages, notre territoire offre une multitude d’habitats où les rapports entre les espèces reposent sur cette belle harmonie. Cependant le moindre changement peut bousculer cette précieuse entente. Pour l’illustrer, Nathalie Boutin, chercheuse et experte sur la question des enjeux de biodiversité dans les décisions publiques et privées, nous livre ici une histoire riche d’enseignements. 

Dans nos collines où broutent encore chèvres et moutons, s’épanouit le thym sauvage communément nommé serpolet. Parmi les agents butineurs de notre microfaune, se trouve un ravissant papillon aux ailes bleu intense tachetées de noir : l’azuré du serpolet (Phengaris arion).

Comme d’autres, l’azuré du serpolet exprime ce besoin particulier de s’allier avec une communauté de fourmis hôtes, qui offrira le gîte et le couvert à sa progéniture. Autrement dit, thym, origan et fourmis sont essentiels à la survie de son espèce. De curieux accords qui s’observent souvent dans la nature…

L’Angleterre s’est émue tardivement de la disparition de l’azuré du serpolet suite à l’arrêt du pastoralisme qui a bouleversé les habitats. Elle est toutefois parvenue à endiguer la rupture de cet équilibre vulnérable, et la disparition complète de ce papillon, grâce à un plan national d’actions. Or c’est une espèce extrêmement rare sur le territoire. Nous avons donc une grande responsabilité à leur égard et autant d’actions à engager.

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