Des paysages exceptionnels

Un territoire en mosaïques

Si Sainte-Victoire est l’icône du Grand Site, derrière elle se cachent de multiples facettes, une mosaïque de paysages souvent méconnus, des trésors naturels que l’homme a marqué de son empreinte : villages bâtis aux creux des vallons, espaces redessinés par les vignes et vergers, constructions en pierre sèche…

Le massif du Concors ou le plateau du Cengle, à l’écart des voies de communication et de l’urbanisation diffuse, incarnent la face cachée du Grand Site. Leurs terres boisées d’apparence uniforme sont rythmées par la présence discrète de poches agricoles, de restanques, de mas isolés, de bories et d’ouvrages hydrauliques.
Intimiste, authentique, rude parfois, ce territoire des alentours est indissociable de la montagne centre.

Pour préserver et améliorer la diversité de paysages des 17 communes du territoire, le Grand Site contribue, à travers ses missions, à l’enfouissement des réseaux aériens, à la suppression des dépôts et décharges sauvages ou encore à la mise en valeur de belles perspectives paysagères.

La formation géologique : un feuilleton de 140 millions d’années en quatre épisodes

La Provence sort de la mer au milieu du Crétacé, puis sa surface se ride. Ainsi se forment des reliefs aux bords de la plaine alluviale formée de lacs et marécages où pondaient les dinosaures. L’érosion forme des brèches (éboulis) alternant avec les limons rouges du bassin de l’Arc. C’était il y a 65 millions d’années (Ma).

Le pli s’accentue au cours de l’ère tertiaire (53 à 65 Ma) ; de nouvelles brèches s’intercalent dans les argiles rouges et les calcaires du Cengle.

Au cours de l’Eocène (34 à 53 Ma) des poussées tectoniques couchent le pli, qui se rompt ! La partie nord chevauche la partie sud, recouvrant une partie des brèches et argiles. Ce qui explique que l’on trouve ici des couches calcaires jurassiques – plus anciennes – par-dessus des sédiments récents.

Il y a environ 7 Ma, la poussée alpine, venant du nord, relève la région. L’érosion sculpte le relief que nous connaissons.
La roche composite appelée « marbre du Tholonet » résulte des dépôts accumulés dans le bassin de l’Arc pendant les phases de surrection de la chaîne